Bien-être

Mon soutien psy : depuis le 1er octobre, plus d'avance de frais chez le psychologue

Le tiers payant est désormais généralisé pour les séances remboursées chez un psychologue partenaire. Une mesure de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, dont la mise en œuvre côté cabinets reste à roder.

Par La rédactionPublié le 3 min de lecture

Patiente en consultation avec une psychologue qui prend des notes, dans un cabinet clair et apaisant
Patiente en consultation avec une psychologue qui prend des notes, dans un cabinet clair et apaisant

Depuis le 1er octobre 2026, les patients qui consultent un psychologue dans le cadre du dispositif Mon soutien psy n’ont plus à avancer la part remboursée par l’Assurance maladie. Le tiers payant, jusqu’ici réservé à certaines catégories de patients, est généralisé à tous les assurés, rappelle le site d’information médicale Vidal dans son point sur les nouveautés de prise en charge au 1er octobre.

La mesure découle de l’article 56 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, précise Caducée.net. Elle vise un frein bien identifié : devoir payer la séance avant d’être remboursé décourage une partie des personnes qui hésitent déjà à franchir la porte d’un cabinet.

Comment fonctionne le dispositif

Mon soutien psy permet de consulter un psychologue conventionné avec l’Assurance maladie, sans passer par le médecin traitant. D’après Service-Public.fr, chaque séance est facturée 50 euros, sans dépassement d’honoraires possible. L’Assurance maladie en prend en charge 60 %, soit 30 euros ; les 40 % restants, soit 20 euros, peuvent être couverts par la complémentaire santé selon le contrat.

Le dispositif ouvre droit à 12 séances par année civile : un entretien d’évaluation puis jusqu’à 11 séances de suivi. Selon Vidal, ce plafond est levé pour les mineurs en affection de longue durée (hors affection psychiatrique de longue durée) lorsque les séances s’inscrivent dans un protocole de soins.

Jusqu’en septembre, l’absence d’avance de frais ne concernait que certains publics : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale de l’État, personnes en affection de longue durée pour un motif non psychiatrique, soins liés à la maternité à partir du sixième mois de grossesse, accidents du travail et maladies professionnelles.

À qui il s’adresse, et à qui non

Service-Public.fr rappelle les conditions. Pour les adultes, le dispositif concerne une souffrance psychique d’intensité légère à modérée, par exemple un trouble anxieux ou dépressif léger. Il ne convient pas lorsque la situation nécessite un avis psychiatrique, notamment en cas de risque suicidaire ou de forme sévère. Pour les 3 à 17 ans, il s’adresse aux enfants dont le mal-être inquiète l’entourage et qui n’ont pas de suivi psychiatrique en cours. Les étudiants disposent par ailleurs du dispositif Santé Psy Étudiant, gratuit.

Le contexte politique y est favorable : déclarée Grande cause nationale en 2025, la santé mentale l’est restée en 2026, rappelait Santé publique France en juin, en citant Mon soutien psy parmi les ressources disponibles, accessible aux enfants dès 3 ans.

Une mise en œuvre encore en rodage

Côté professionnels, tout n’est pas encore fluide. Caducée.net relevait mi-septembre que l’arrêté du 17 juin 2026 autorise la facturation électronique par carte Vitale pour ces séances, mais qu’aucune date nationale de mise en service n’était publiée au 14 septembre. Les psychologues doivent choisir et financer eux-mêmes leur logiciel compatible, et la facturation papier reste la règle en attendant. Service-Public.fr indique de son côté que les modalités du tiers payant doivent être précisées par décret.

Le réseau reste aussi limité. Toujours selon Caducée.net, qui cite l’Assurance maladie, 7 280 psychologues étaient partenaires du dispositif au 13 février 2026, sur environ 16 000 professionnels éligibles.

Au quotidien

Pour un patient, la différence est concrète : à partir d’octobre, il ne règle au cabinet que la part non remboursée, soit 20 euros par séance, ou rien si sa complémentaire pratique elle aussi le tiers payant. Avant de prendre rendez-vous, il est utile de vérifier que le psychologue est bien partenaire de Mon soutien psy et de lui demander s’il applique déjà le tiers payant.

Le dispositif ne remplace pas une prise en charge psychiatrique lorsque la situation l’exige. En cas de détresse ou de pensées suicidaires, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide.

À retenir

  • Depuis le 1er octobre 2026, plus d’avance de frais sur la part Assurance maladie (30 euros sur 50) des séances Mon soutien psy.
  • Le dispositif couvre jusqu’à 12 séances par an, dès 3 ans, sans passer par le médecin traitant.
  • La facturation électronique des psychologues n’était pas encore opérationnelle mi-septembre, selon Caducée.net.
  • santé mentale
  • psychologue
  • Assurance maladie
  • remboursement

Sources

  1. Prise en charge pour les patients au 1er octobre 2026 : le point sur les nouveautés, Vidal
  2. Consultation d'un psychologue ou d'un psychiatre : quelle prise en charge ?, Service-Public.fr (DILA)
  3. Mon soutien psy : SESAM-Vitale est prévu par la convention, mais les psychologues attendent encore les logiciels, Caducée.net
  4. Mental Health of Children and Adolescents: Santé publique France Releases New Research, Santé publique France

Plus de Bien-être